ITURI : L'OIM APPUIE DES SESSIONS DE SENSIBILISATION DES FONCTIONNAIRES DES FRONTIÈRES ET DES PRESTATAIRES DE SANTÉ SUR LES RISQUES SANITAIRES LIÉS À LA TRAITE DES PERSONNES
En juin 2026, dans le cadre du projet de l'Union européenne « Renforcement de la coopération transfrontalière, de la stabilisation et de la résilience des zones frontalières entre la République Démocratique du Congo (RDC) et la République de l'Ouganda » (Borderlands), mis en œuvre par l'Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) en partenariat avec SANTE PLUS, des sessions de sensibilisation ont été organisées à l'intention des fonctionnaires des postes frontaliers et des prestataires de soins de santé. Ces activités visaient à renforcer leurs connaissances sur les risques sanitaires associés à la traite des êtres humains et au trafic illicite de migrants, ainsi qu'à améliorer leur capacité à identifier, orienter et prendre en charge les personnes vulnérables.
Les frontières entre la RDC et l'Ouganda connaissent une forte mobilité des populations, favorisant les échanges mais augmentant également les risques de traite des êtres humains et de trafic illicite des migrants. Les victimes sont souvent exposées à des violences physiques, psychologiques et sexuelles nécessitant des soins de santé, une prise en charge en santé mentale et un soutien psychosocial (SMSPS). Cette activité s'inscrit dans la continuité des interventions du projet Borderlands visant à renforcer la protection des victimes de la traite des personnes et à consolider la résilience des communautés frontalières de l'Ituri.
Les sessions ont été organisées le 9 juin 2026 dans la zone de santé de Tchomia-Kasenyi (territoires de Djugu et Irumu), le 17 juin 2026 à Mahagi et le 27 juin 2026 à Aru. Elles ont réuni 62 participants dont 22 femmes, avec une participation féminine variant entre 30 % et 35 % selon les sites.
Les échanges ont permis de renforcer les connaissances des participants sur les conséquences sanitaires, physiques et psychologiques de la traite, l'identification des signes de traumatisme chez les victimes, ainsi que les mécanismes d'orientation vers les services de santé et de soutien psychosocial disponibles. Les discussions se sont appuyées sur des cas réels anonymisés issus des zones d'intervention afin de mieux refléter les réalités des zones frontalières.
« Le phénomène de la traite des êtres humains est encore très peu connu par la majorité de la population dans nos territoires. Ce type d'activité est donc très important pour informer les communautés. Cette sensibilisation m'a permis d'acquérir beaucoup d'informations sur des aspects que j'ignorais auparavant. Je prends aujourd'hui l'engagement de contribuer activement à la lutte contre la traite des personnes dans notre territoire. » a déclaré un participant.
En pleine sensibilisation
Les prochaines actions porteront sur l'appui aux structures sanitaires pour améliorer l'accès des victimes aux soins et aux services SMSPS, le suivi de l'identification, de l'orientation et de la prise en charge des victimes, ainsi que l'organisation de campagnes de sensibilisation de masse auprès des communautés frontalières, des commerçants transfrontaliers et des groupes à risque, afin de renforcer la prévention de la traite des êtres humains.
À travers cette initiative, l'OIM réaffirme son engagement, aux côtés de SANTE PLUS, à renforcer la protection sanitaire des victimes de la traite des personnes et la résilience des communautés frontalières de la RDC et de l'Ouganda.
